Bonsoir à toutes et à chacune,

Si, lorsque je l'ai connu, mari ne mangeait pas de dessert, après plusieurs années de mariage, il n'en va plus de même (comment ça, c'est peut-être moi qui lui ai appris le goût du sucré ???) !

J'ai donc maintenant un mari gourmand ... et avec le café il aime manger 1, non 2  ou plutôt 3 délicieux gâteaux au chocolat du Grand Suédois ... Mais ledit Suédois s'est installé à quelques 120 kms de la maison ... c'est dire que nous n'y allons pas toutes les semaines !

Aujourd'hui, l'occasion nous était donnée d'aller dans sa ville, mais nous devions être à l'aéroport (qui bien évidemment se trouve à l'opposé de la ville) à 13 h 15. Ce qui veut dire : départ de la maison à 8 h 30... bien sûr, nous prenons une route différente de d'habitude, ce qui nous a mené en plein centre de la grande ville avec 100 milliards de feux, rouges pour la plupart, des erreurs de parcours (pourtant, l'homme ne se trompe jamais, je vous l'assure ... y'a que moi qui le fait tromper !!!) et arrivée chez le Suédois à 11 h ! Et mari de me dire : il faut qu'on soit repartis à 11 h 30 (il connait l'effet du Suédois sur les femmes) . Mais c'est que le Suédois, il est en travaux ... Mari, qui sait que les gâteaux sont à la sortie, après les caisses veut entrer par la sortie (logique, non ?) la sortie se trouve à perpette, il faut serpenter entre les palissades des travaux ... mais on est rapides, on arrive devant la porte de sortie ... elle est fermée et résiste (moi, je tente le : c'est pas la sortie ... elle a peut-être changé d'endroit ? ) jusqu'à ce qu'un ouvrier/vigile sorte pour nous dire que l'entrée elle est là-bas (ben oui, on l'a vue, c'est écrit en 4 mètes sur trois ..) et qu'il faut y retourner ... Malgré les essais de négociations de mari, il n'a rien voulu savoir et nous voilà repartis à fond les ballons vers l'entrée, la vraie ...

Là, d'emblée des escaliers que mari n'aime pas, mais qu'il franchit sans mot dire ... et là, il commence à râler parceque les gâteaux ils sont en bas et que nous on est en haut .... gémit, patati et patata, alors je lui dis : "OK ... vas-y devant et je te suis" ! Je faisais ma maligne, car je sais qu'il y a toujours des raccourcis chez le Suédois, et que je vais le doubler rapido ... sauf que les raccourcis, eh bien, pendant les travaux, ils les ontTOUS supprimés !!!

A 200 à l'heure qu'on a traversé tous les rayons, pris les virages dangereusement, légèrement bousculé une dame, que j'ai à peine eu le temps de lui dire pardon pour suivre mari qui fendait l'air (me suis même pris une réflexion du mari de la bousculée qui m'a traitée d'impolie ! Je lui ai rétorqué que j'avais dit pardon, mais qu'il n'avait pas entendu !!! à quoi il me répond : "ah bon, nous avons été 3 à ne pas entendre" ... GRRRR, mais pas le temps de m'expliquer davantage, car je ne devais pas lâcher la locomotive qui filait devant moi sans s'être rendu compte de quoi que ce soit !) .. même pas le temps de toucher un bout de tissu ou d'admirer un coussin ... rien, que dalle, nada ... JAMAIS DE MA VIE je n'ai vu ce magasin aussi vite (c'est pour ça d'ailleurs que d'habitude j'y vais toute seule, pèpère tranquille !).

Et on finit par arriver aux caisses curieusement désertées, à repérer celle sans achats (y'avait pas de danger ...) repérer rapido les gâteaux tant convoités, les acheter (4 boites pour être tranquille quelque temps), et ... se refarcir le couloir entre les travaux puisque ... nous n'avions juste pas été allés assez loin en arrivant pour trouver la bonne porte de sortie ... il devait nous manquer 5 mètres à tout casser !

Allez, vous voulez la suite ? OK...

On traverse donc la ville, car, mari, toujours lui, voulait manger dans un resto où il avait vu moules/frites à volonté le mardi ... Chic ! Comme finalement nous étions en avance (oui, un comble) j'ai voulu aller dans un magasin de bricolage à quelques pas de là ... où j'ai réussi à acheter quand même deux-trois trucs, sauf ce que je voulais trouver !

Bref, on passe à table, moi, plat du jour (délicieux filet de mulet sauce aux épices douces, tomate provencale et purée maison. Mari reçoit ses moules/frites, râle car la moitié des coquilles sont vides ... finit son saladier et en redemande un deuxième ... et là ... la serveuse lui dit : "mais à volonté, ce n'est que le soir Monsieur !" ... et pan! assied toi dessus, car, même en disant que 50% des coquilles étaient vides, il n'a même pas eu droit à un peu de rab ...

Bref, on a même eu le temps de passer chez le grand du sport en 20 minutes avant d'aller à l'aéroport ... Là, je vous passe les détails, car vous allez me dire que j'en rajoute ...

Lol, des journées comme ça m'amusent beaucoup, mais quand même ... quelle course au temps !!!

Vous avez été bien courageuses de m'avoir lue jusque là ... j'espère vous avoir amusées !